PFW.

Plan Fouine Wikipédia ?
Piètre et Fougueux Wapiti ?
Pute Fourrée au Whisky ?

Mais non bande de pacholles.

Paris Fashion Week.
C’est tombé. Ça a commencé pas plus tard que le 27. Et ça finit aujourd’hui.

C’est à Paris qu’on a affaire aux plus grandes pointures, celles qui donnent des coups de pieds tellement puissants au cul que si vous y êtes sensible, la diarrhée à vie vous guette pas loin.
Des shows d’exception et des collections bien baveuses, je vais tenter de vous faire une review pas léchée des asticots des petits spectacles que j’ai aimé.

Heute Abend, schießen wir uns ab.

CHAMANIQUE.

Oh que oui, chamanique !
En tout cas c’est ce qu’il m’est apparu en voyant la collection SS2012 (rien à voir avec certains soldats, SS pour Spring/Summer, va falloir vous y faire) de MUGLER, dirigée par Nicola Formichetti et Sébastien Peigné (Formichetti qui a repris les rênes artistiques de Mugler depuis la collection FW2011 – donc depuis l’hiver dernier)(et FW pour Fall/Winter, merci).

Comme si les femmes étaient des presque-extra-terrestres descendants sur l’Égypte… Genre le 5ème Élément.
Des coupes assymétriques, des tons beiges, blancs et noirs (alors que chez l’homme, un vert puissant dominait), et même pas un bout de téton à mater, il semblerait que les créateurs aient opté pour une femme mystique du désert.
Après savoir si c’est portable ou non, et bien on s’en fout, si au moins elle peut faire du thé à la menthe dans cette tenue, c’est le principal.

 

ROBOTIQUE.

C’est ce qu’on pourrait dire du défilé Gareth Pugh. Mais on ne peut pas.

Des femmes armées, des oiseaux aux pouvoirs extra-glucides, ou des insectes hybrides…

Le show commence bien fort avec quelques armures grillagées qui feraient même douter les Power Rangers dans leur MégaZord (mobilité non incluse) et se finit en un contact direct avec une opératrice du 3615LSD.

Gareth, c’est un peu le mec gothico-futuristique avec une pointe de religieuseté tendance secte qui arrive à faire vibrer la mode. Après si vous êtes plutôt du style discret, vous arriverez peut-être à capter le truc sur un tapis volant, en compagnie d’Aladdin et d’Abu, vos dealers réguliers.

 

AQUATIQUE.

Oui oui oui, l’inspiration première de Riccardo Tisci, designer de Givenchy, était les sirènes.

Comment ne pas tomber pour une sirène ? Des épaules larges (pour bien s’agripper) et des jambes longues et soyeuses (pour jouer au pompier). Des voiles, des ondulations, et des queues de poisson, la sirène Givenchy 2012 a l’air bien fraîche, comme sur le port de Saint Aubin sur Mer (marché tous les dimanches pour les intéressés).

Riccardo avait déjà rendu le rottweiler et la panthère übersexy cet hiver avec ses imprimés de folie, et voici qu’il en remet une couche avec des écailles et des senteurs de marée.

Les filles, sortez vos cache-tétons coquillages, il faudrait pas qu’Ariel soit la seule à pouvoir faire la bonnasse sur la plage l’été prochain.

 

Ceci n’était qu’un rapport non exhaustif sur cette PFW, et seulement concernant les défilés.

Si vous vous ennuyez, ou que vous êtes intéressés, il y a également le défilé street (en gros, toutes les meufs, invitées et non-invitées, se la ramène en mode « c’estmoilaplusbelle » à l’extérieur du défilé), les backstages, mais aussi les after party, qui regroupent toute sortes de cagoles stylées (le plus souvent, ce sont elles qui lancent les bonnes tendances).

Allez-y c’est permis.

Et si vous avez la haine, vous pouvez toujours les narguer avec du pâté-croûte.

Peace.