En ces temps de crise(s)…(ce début de phrase a déjà été entendu 300 890 678 fois dans les médias) il est bon de se laisser aller à la détente, d’arrêter de réfléchir un moment pour oublier la merde autours de soi. Ce billet va dans ce sens. Du coup on écoute de la musique facile, des livres sujet/verbe/complément et on va au Louvre. Pourtant, en France nous sommes tous les héritiers de l’Ecole de Francfort et rejetons comme la peste la culture de masse, la considérant comme pauvre et comme maintenant nos neurones endormis. Si autre fois, seule l’élite intellectuelle s’insurgeait contre les industries culturelles, aujourd’hui cette idée de bonne et de mauvaise culture s’est répandue dans nos cerveaux fragiles et nous partageons cela comme acquis. Mais tu kiffes la soupe musicale n’est ce pas ?

Alors, pourquoi faut-il assumer ses goûts bubble-gum ?

 

  • Parce que ça t’évite de cacher une bonne partie de tes Cds, livres, magazines quand tu reçois…
  • ça t’évite l’hypocrisie de dire que tu n’as pas aimé un seul titre de Britney Spears
  • ça t’évite l’hypocrisie de dire que tu n’as jamais regardé de télé-réalités
  • Parce que la culture avec le cerveau c’est bien mais avec le coeur, c’est mieux
  • La musique contemporaine donne du plaisir aux musiciens contemporains

Aujourd’hui, je me lance dans l’honnêteté à corps perdu même si cette démarche est risquée. Nous vivons dans l’air des groupes de musiques élitistes encensés, si encensés qu’ils en deviennent culture de masse. Alors quitte à devenir psychotique, tu pourras dire à ton pote graphiste et dj qu’il est honteux d’écouter Metronomy, une telle merde, Britney Spears fait une musique plus recherchée, si si. By the way : Quand on fait de la musique, le métronome est une contrainte, quelle idée d’en faire un nom de groupe !

Bonne journée et mâchez bien.